News en bref

Congo Airways pourrait de nouveau desservir la ligne de Mbuji-Mayi d’ici fin février; FlyCAA réceptionne un Airbus A321 pour l’exploitation des lignes domestiques; Un Airbus A320 de Congo Airways transporte des supporters congolais au Rwanda pour le CHAN 2016; des travaux majeurs prévus pour 2017à l’aéroport de MbujiMayi, Congo Airways prepare la sesserte de la ville de Mbandaka>

Tuesday, November 13, 2012

Aviation civile en RDC : flyCongo et CAA signent une alliance commerciale et technique

Contrairement à la rumeur qui a circulé dans la capital Kinshasa sur le rachat de la compagnie aérienne Flycongo par sa rivale CAA; la conférence de presse organisée par les administrateurs des deux compagnies qui a eu lieu le Lundi 29 Octobre 2012, a plutôt confirmé une alliance stratégique entre les deux compagnies, tel qu’on le voit sous d’autres cieux.
De cette conférence de presse, l’on retiendra que les deux compagnies aériennes ont signé une entente sur le volet commercial et technique.  Elles mettront en commun leur flotte aérienne,  ainsi que leurs installations techniques pour une meilleure synergie, en plus d’adopter une stratégie commerciale commune.  Les deux compagnies opéreront désormais sur le label « FlyCAA » pour la commercialisation de leurs vols.
Cette alliance, de l’aveu des dirigeants a été motive par le cout élevé du fuel, les taxes élevées, la concurrence féroce dans le secteur congolais, ainsi que les effets pervers de la crise mondiale.  Elle aurait ainsi pour avantage de minimiser les coûts d’exploitation, réduire la facture du fuel, augmenter la profitabilité, s’assurer que leurs appareils ne volent pas avec une capacité réduite vers certaines destinations tel que c’est présentement le cas, à cause de la vive concurrence que livre entr’autre Korongo Airlines à ces deux compagnies.
Quoiqu’intéressante comme strategie pour ces compagnies, par contre, pour le consommateur, cette alliance se traduira inévitablement par la réduction de certaines fréquences aériennes et possiblement d’un réajustement du cout des billets ver la hausse, dû à la fin de la concurrence commerciale entre ces deux compagnies aériennes.  Les consommateurs congolais auront désormais le choix entre Korongo Airlines et l’alliance « FlyCAA ».
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Le contexte mondial des affaires est caractérisé par une crise financière aiguë, secouée par la bourrasque inflationiste. Celle-ci a entraîné un fléchissement de l’activité économique en général et en particulier, la baisse du volume des échanges. L’affaiblissement des réserves pétrolières de la planète a généré une augmentation effrénée du coût du carburant ayant comme incidence directe, une pression économique grave sur le secteur de l’aviation civile et du transport aérien mondial dont la République démocratique du Congo.

La Fédération des entreprises du Congo (FEC), par le biais de son comité professionnel des transporteurs aériens lutte acharnement avec le gouvernement du Premier ministre Augustin Matata Ponyo à la recherche des voies et moyens pouvant amener des solutions durables à tous les problèmes rencontrés dans le cadre du transport aérien en République démocratique du Congo.
Les enjeux géopolitiques et économiques du développement du transport aérien en RDC nécessitent un renforcement des forces disponibles et organisées de façon à relever les différents défis du secteur et permettre au transport aérien de la RDC de se développer dans la modernité et de prendre une place visible et durable dans le transport aérien sur le plan international.
Au vu de ce qui précède, les responsables des sociétés flyCongo et CAA ont signé le mardi 22 octobre 2012, un accord commercial et technique permettant de rationaliser leurs services vis-à-vis de leurs clients respectifs.
Cet accord portant une coopération au niveau des infrastructures et des compétences de chacune de deux compagnies aériennes aura pour but de proposer un service de qualité et sécurisé dans le transport de leurs passagers et de leurs frets respectifs.
Avec cet accord, les passagers de CAA et flyCongo pourront désormais bénéficier des services jumelés qui seront proposés sous le label flyCAA.
Dans cette alliance, les deus sociétés aériennes restent indépendantes et gardent chacune sa licence d’exploitation. Toute la flotte de ces deux compagnies aériennes sera utilisée en fonction de la rentabilisation du milieu. Ces deux sociétés n’enverront plus jamais deux avions dans la même destination, avec comme conséquence néfaste ; des appareils à moitié vides, donc travaillant à perte. Ce partenariat est donc la complémentarité de ces compagnies aériennes pour réduire le coût.
Hier lundi au Grand hôtel Kinshasa, M. Jean-Marc Pajot, président du comité de gestion de flyCongo, accompagné de l’honorable Vano Kalembe Kiboko et Daniel Blattner, patron de CAA, entouré de Dilip Taweni, ont co-animé un point de presse pour donner de la lumière à cette alliance.
Les deux orateurs ont dit sans ambages que flyCongo n’est pas vendue et son capital financier n’a pas bougé. Ils ont, en outre, souligné que partout ailleurs plusieurs compagnies aériennes font des alliances pour surmonter ensemble leurs difficultés dans ce contexte actuel, très difficile de l’aviation civile.
Dans le cadre de cet accord de partenariat, les deux sociétés aériennes vont se partager les infrastructures. C’est dans ce contexte bien précis que flyCongo a mis  gracieusement ses deux hangars de l’aéroport de N’Djili à la disposition de CAA. Ses deux compagnies auront un échange permanent. Les deux orateurs ont conclu en soulignant que cette alliance a un grand futur.
Des accidents aériens sont  partout
Répondant à une question d’un journaliste sur la fréquence des accidents aériens en RDC, Jean-Marc Pajot a martelé que des accidents aériens se commentent partout à travers le monde. Ils ne sont pas donc de l’apanage exclusif de la RDC.
Toutefois, l’orateur a reconnu que voler en RDC est difficile surtout pendant la période pluvieuse. Jean-Marc Pajot a salué les efforts fournis par le gouvernement congolais dans le cadre du renforcement de la sécurité aérienne en RDC. Ces efforts sont justifiés par l’amélioration des infrastructures aéroportuaires (radios etc.).
Quant à l’accident de la défunte société d’aviation Hewa Bora, survenu dans la ville de .Kisangani,  chef-lieu de la  Province Orientale, Jean-Marc Pajot a souligné que le processus d’indemnisation des victimes se poursuit normalement. Jusqu’à présent, plus d’une quarantaine de victimes ont été déjà indemnisées.
La RDC doit sortir de la liste noire
En 2010, la RDC a été placée sur la liste noire de l’Union européenne. Ce qui a conduit les transporteurs aériens de la RDC à stopper leurs ambitions vers l’Europe. Cette lamentable situation a surtout conduit les compagnies d’assurances à revoir à la hausse les primes de couverture pour l’exploitation aérienne en RDC.
La RDC doit vite sortir de la liste noire interdisant les aéronefs congolais à survoler l’espace européen, a précisé Jean-Marc Pajot. Le gouvernement congolais s’y attèle, a-t-il conclu.
De même, le comité professionnel des transporteurs aériens suggère que des mécanismes économiques automatiques, introduits sous la forme d’une formule de révision des prix soient prévus afin que les prix puissent être réajustés en fonction de l’évolution de certains paramètres économiques en l’occurrence le coût du carburant.
Le transport aérien étant un secteur sensible et stratégique pour faciliter le développement économique en RDC, des facilités d’importation des produits et services nécessaires à l’exploitation du transport aérien sont nécessaires…


http://www.lobservateur.cd/index.php?option=com_content&view=article&id=8789:aviation-civile-en-rdc-flycongo-et-caa-signent-une-alliance-commerciale-et-technique&catid=48:actualites&Itemid=78

Monday, November 5, 2012

Aérien : timide éclaircie sur Kinshasa

Lu pour vous, dans Jeune Afrique, publié en ligne le 23Octobre 2012, par Murielle Devey.

Depuis mars, deux nouvelles compagnies ont débuté leurs opérations en RD Congo. Si le secteur ne décolle pas encore, il évolue vers davantage de concurrence et de sécurité.
La liste des compagnies aériennes internationales desservant Kinshasa, la capitale congolaise, ne cesse de s'étoffer. Dernière en date : Turkish Airlines, depuis fin août. Un signe de la volonté d'Istanbul d'intensifier ses échanges commerciaux avec la RD Congo. Le transporteur turc souhaite aussi capter des parts de marché sur des destinations européennes et, surtout, asiatiques, très fréquentées par les Congolais, les Chinois et les Indiens, de plus en plus nombreux à développer des affaires à Kinshasa. La capitale pourrait par ailleurs accueillir Emirates Airlines et servir de hub à Ethiopian Airlines et à Brussels Airlines.
Mais Kinshasa n'est pas le seul pôle aérien du pays. L'essor minier de la province du Katanga dope de son côté le trafic à partir de Lubumbashi vers Johannesburg. La région écoule en effet une grande partie de sa production via des ports sud-africains. Sur le créneau des voyages d'affaires, la concurrence oppose South African Airways aux trois transporteurs nationaux congolais : la Compagnie africaine d'aviation (CAA), FlyCongo - nouvelle appellation de Hewa Bora depuis mars dernier (avec une nouvelle flotte et de nouveaux actionnaires) - et Korongo Airlines, lancé en avril, basé à Lubumbashi et détenu à 70 % par Brussels Airlines et le Groupe Forrest International et à 30 % par des privés congolais.
Sur le segment des vols intérieurs, les compagnies congolaises développent les dessertes kasaïennes : les liaisons au départ de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental), Kananga et Tshikapa (Kasaï-Occidental) sont très demandées par les commerçants locaux, qui voyagent beaucoup. Entre Lubumbashi et les villes cuprifères, notamment Kolwezi (vers laquelle Korongo prévoit d'ouvrir une ligne), les transporteurs nationaux font face à de petits acteurs locaux.
En revanche, le trafic entre Kinshasa et l'Est - Kisangani (Province orientale) et Goma (Nord-Kivu) - ne décolle pas vraiment. L'insécurité dans le Nord-Kivu et le district de l'Ituri, où pourtant l'exploration minière et pétrolière se développe, y est pour quelque chose. Le trafic aérien dans ces zones profite surtout à l'Ouganda, les entreprises qui y développent des projets aurifères préférant passer par Entebbe et Kampala, plus proches que Kinshasa.
Korongo Airlines, dernier-né des transporteurs du pays, est détenu à 30 % par des privés congolais et à 70 % par Brussels Airlines et le Groupe Forrest International
Guerre commerciale
Entre CAA, FlyCongo et Korongo Airlines, la bataille fait rage - un coup dur pour le premier, qui régnait auparavant en maître, mais demeure néanmoins leader avec 34 destinations desservies. Sans surprise, ils s'affrontent sur la liaison très prisée Kinshasa-Lubumbashi. Une concurrence qui a fait baisser les tarifs : le prix d'un aller-retour est ainsi passé d'environ 500 euros à moins de 400 euros.

Autre conséquence de cette guerre commerciale, les compagnies rivalisent d'idées pour attirer et retenir la clientèle : promotions, magazine de bord, voire carte de fidélité... Parmi les priorités affichées : le respect des horaires, l'accueil, la qualité du service à bord. Et la sécurité. FlyCongo fait maintenant réaliser la maintenance lourde de ses avions à Johannesburg par la société Jetworx, et finalise les démarches pour obtenir la certification Iata Operational Safety Audit (Iosa).
Malgré ces signes de vitalité, les compagnies restent plombées par les surtaxes, la récente hausse du prix du carburant et la pression fiscale. Et ce « sans contrepartie du gouvernement, qui nous demande pourtant de favoriser le désenclavement du pays », déplore un opérateur. L'envol du secteur aérien congolais reste donc conditionné à l'amélioration du climat des affaires et de la situation sécuritaire dans l'est du pays ainsi qu'à l'achèvement des travaux engagés dans les grands aéroports pour assurer la sécurité.